manifester pour le droit aux manifs... ça craint...

Publié le par - iris -


La liberté de manifester est-elle menacée ? Depuis le début de l'année, on assiste à plusieurs initiatives pour alerter l'opinion: mouvements de protestation, pétitions... Les pouvoirs publics sont accusés de prendre des mesures disproportionnées face à des jeunes militants en colère.


Lundi 19 janvier avait lieu le procès de six jeunes, à la chambre correctionnelle de Paris, interpellés alors qu'ils manifestaient en soutien à la jeunesse grecque. Ils ont été arrêtés par les forces de l'ordre "par hasard" selon le comité de soutien; les chefs d'inculpation qui ont été retenus contre eux sont la "dégradation" de biens publics (pour avoir dessiné un signe "peace and love" au feutre rose sur un bouclier), le jet d'objets (non identifiés), et le refus de se soumettre à des prélèvements d'ADN. Ils ont été détenus 72 heures: 48 heures de garde-à-vue et 24 heures au dépôt, dans des conditions déplorables.

Un comité de soutien a été créé. "Ces jeunes n'ont commis le crime que d'exprimer leur opinion et leur soutien à le jeunesse grecque" estime Benjamin Cornet, qui le préside. Le jour de la comparution, plusieurs organisations de gauche (Nouveau parti anticapitaliste, Jeudi Noir, Fédération syndicale des étudiants...) se sont rassemblées place Saint-Michel pour défendre le droit de manifester. Dans les rangs, on parlait de "criminalisation du mouvement social". Le test ADN, réclamé à l'un des six interpellés, est en effet normalement exigé dans les dossiers criminels.


Commenter cet article