pommier et val sont dans un bateau...

Publié le par - iris -

Philippe Val, nouveau directeur de France Inter, a annoncé qu'il ne souhaitait pas conserver à son poste Frédéric Pommier, qui s'occupait depuis septembre dernier de la revue de presse matinale de la station. Un journaliste d'Inter raconte les dessous de cette éviction.


Ça ne pouvait pas commencer plus mal pour Philippe Val. A peine arrivé à la tête de France Inter, l'ex-patron de Charlie Hebdo se prend déjà les pieds dans le tapis. Responsable par ricochet du gadin : Frédéric Pommier, qui s'occupe chaque matin à 8 h 30, depuis septembre, de la revue de presse de la station.

Jeudi 18 juin, jour de son arrivée, Philippe Val annonce à l'intéressé qu'il ne souhaite pas le garder à son poste, qui a pourtant fait progresser l'audience de la rubrique (près de 400 000 auditeurs de plus à la même heure) et dont le podcast est l'un des plus téléchargés.

Pourquoi ? L'histoire remonte visiblement au mois de mars dernier, explique un journaliste de la rédaction qui a souhaité conserver l'anonymat.

« A cette époque, Pommier voit débarquer au huitième étage de la rédaction Philippe Val, accompagné de Nicolas Demorand, qui fait les présentations. Val dit alors en s'adressant à Pommier : “Ah ben d'accord j'ai mis un visage sur le problème”. Pommier demande quel est le problème, et Val lui répond : « Le problème c'est que j'entends beaucoup trop Siné Hebdo dans ta revue de presse ».


« Pommier répond qu'il a cité ce matin Siné Hebdo, parce qu'ils ont fait un truc avec Bakchich.info. Là, Val enchaîne : “Bakchich, cette bande de connards.” Pommier continue alors à se justifier, expliquant qu'il ne pense pas privilégier Siné Hebdo. Alors que Demorand a quitté le studio, Val continue la discussion avec Pommier, et termine en lui disant : “Ne t'inquiète pas, j'ai identifié le problème.”

« Le problème, c'est que tout cela se passe quelques jours avant que Val n'apprenne qu'il va prendre la tête de France Inter. Et il se trouve que lorsqu'il arrive réellement à Inter, son seul so

uhait sur la grille de rentrée, pour le moment tout du moins, c'est le départ de Frédéric Pommier. Donc forcément c'est une décision pour le moins entachée de soupçons. Et on ne propose absolument rien à la place à Pommier, aucun nom ne circule pour le remplacer. »

Joint au téléphone, Frédéric Pommier n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Lundi 22 juin, Philippe Val est allé s'expliquer face à la rédaction d'Inter, expliquant que la revue de presse n'était pas ce qui convenait le mieux à Frédéric Pommier, en raison d'un problème de hiérarchisation de l'info. Philippe Val a ensuite assuré que son éviction n'avait rien à voir avec Charlie Hebdo.

« Val s'est pointé en conférence de rédaction et l'a ouverte en expliquant que sa décision

était donc motivée par des problèmes dans la hiérarchie de l'information de Pommier, qui était un garçon très talentueux et qu'il n'était pas question de le placardiser. »

L'intersyndicale de Radio France a elle dans un tract intitulé « Stop ! » affirmé qu'elle n'accepterait :

Dessin de Chimulus

« Aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d'intention, aucune mise au rancart d'un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels. Notre confrère paye surtout le fait d'avoir cité Siné Hebdo dans la revue de presse. Philippe Val, à l'époque directeur (et actionnaire) de Charlie Hebdo, lui en avait vertement et devant témoins fait le reproche. »

Le tract se conclut ainsi :

« La liberté éditoriale ne se discute pas. Les syndicats SNJ, SNJ-FO, SNJ-CGT et SUD demandent solennellement à la direction de France Inter de revenir sur cette décision inacceptable pour toute la rédaction. »


source : Rue89

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olivier 09/03/2015 21:14

Merci pour cet article .

Jules Aimé 24/06/2010 13:56


ça pue du cul tout ça quand même