pensée de la semaine

Je n'aime lire que ce que je ne comprends pas. Ne comprenant pas, je peux imaginer des multiples interprétations. (S. Dali)

faites-moi de la pub !

que lis-je ?

  • Les Valseuses - B. Blier
  • Roméo et Juliette - W. Shakespeare
  • Chagrin d'école - D. Pennac
  • Les nuits fauves - C. Collard
  • Là-bas si j'y suis - D. Mermet
  • Demande à la poussière - J. Fante
  • Le Dictionnaire du Diable - A. Bierce
  • Trainspotting - I. Welsh
  • Junky - W. Burroughs
  • W ou le souvenir d'enfance - G. Perec
  • Tête de Turc - G. Wallraff
  • Le Vieil homme et la Mer - Hemingway
  • Le manifeste d'Attac
  • La pitié dangereuse - S. Zweig
  • Paradis Artificiels - C. Baudelaire
  • La Divine Comédie - Dante
  • Tristessa - J. Kerouac
  • L'homme aux cercles bleus - F. Vargas
  • 1984 - G. Orwell
  • Hygiène de l'assassin - A. Nothomb
  • Sur la route - J. Kerouac
  • Les Yeux d'Elsa - L. Aragon
  • Les fleurs du mal - C. Baudelaire
  • Les liaisons dangereuses - C.de Laclos
  • Le parfum - P. Suskind
  • L'écume des jours - B. Vian
  • Voyage au bout de la nuit - L-F. Céline
  • Le livre secret des Fourmis - B. Werber
  • Art - Y. Réza
  • Fahrenheit 451 - R. Bradbury
  • Antigone - J. Anouilh
  • L'attrape-coeurs - J.D Salinger
  • Hollywood - C. Bukowski
  • Jane Eyre - E. Brontoë
  • Pars vite et reviens tard - F. Vargas
  • La Peste - A.Camus
  • Les étrangers sont Nuls - P. Desprogres
  • Kingdom of Fear - Hunter S. Thompson
  • Dorian Gray - O. Wilde
  • Pride & Prejudice - J. Austen
  • Dracula - B. Stoker
Mardi 23 juin 2 23 /06 /Juin 21:50

Philippe Val, nouveau directeur de France Inter, a annoncé qu'il ne souhaitait pas conserver à son poste Frédéric Pommier, qui s'occupait depuis septembre dernier de la revue de presse matinale de la station. Un journaliste d'Inter raconte les dessous de cette éviction.


Ça ne pouvait pas commencer plus mal pour Philippe Val. A peine arrivé à la tête de France Inter, l'ex-patron de Charlie Hebdo se prend déjà les pieds dans le tapis. Responsable par ricochet du gadin : Frédéric Pommier, qui s'occupe chaque matin à 8 h 30, depuis septembre, de la revue de presse de la station.

Jeudi 18 juin, jour de son arrivée, Philippe Val annonce à l'intéressé qu'il ne souhaite pas le garder à son poste, qui a pourtant fait progresser l'audience de la rubrique (près de 400 000 auditeurs de plus à la même heure) et dont le podcast est l'un des plus téléchargés.

Pourquoi ? L'histoire remonte visiblement au mois de mars dernier, explique un journaliste de la rédaction qui a souhaité conserver l'anonymat.

« A cette époque, Pommier voit débarquer au huitième étage de la rédaction Philippe Val, accompagné de Nicolas Demorand, qui fait les présentations. Val dit alors en s'adressant à Pommier : “Ah ben d'accord j'ai mis un visage sur le problème”. Pommier demande quel est le problème, et Val lui répond : « Le problème c'est que j'entends beaucoup trop Siné Hebdo dans ta revue de presse ».


« Pommier répond qu'il a cité ce matin Siné Hebdo, parce qu'ils ont fait un truc avec Bakchich.info. Là, Val enchaîne : “Bakchich, cette bande de connards.” Pommier continue alors à se justifier, expliquant qu'il ne pense pas privilégier Siné Hebdo. Alors que Demorand a quitté le studio, Val continue la discussion avec Pommier, et termine en lui disant : “Ne t'inquiète pas, j'ai identifié le problème.”

« Le problème, c'est que tout cela se passe quelques jours avant que Val n'apprenne qu'il va prendre la tête de France Inter. Et il se trouve que lorsqu'il arrive réellement à Inter, son seul so

uhait sur la grille de rentrée, pour le moment tout du moins, c'est le départ de Frédéric Pommier. Donc forcément c'est une décision pour le moins entachée de soupçons. Et on ne propose absolument rien à la place à Pommier, aucun nom ne circule pour le remplacer. »

Joint au téléphone, Frédéric Pommier n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Lundi 22 juin, Philippe Val est allé s'expliquer face à la rédaction d'Inter, expliquant que la revue de presse n'était pas ce qui convenait le mieux à Frédéric Pommier, en raison d'un problème de hiérarchisation de l'info. Philippe Val a ensuite assuré que son éviction n'avait rien à voir avec Charlie Hebdo.

« Val s'est pointé en conférence de rédaction et l'a ouverte en expliquant que sa décision

était donc motivée par des problèmes dans la hiérarchie de l'information de Pommier, qui était un garçon très talentueux et qu'il n'était pas question de le placardiser. »

L'intersyndicale de Radio France a elle dans un tract intitulé « Stop ! » affirmé qu'elle n'accepterait :

Dessin de Chimulus

« Aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d'intention, aucune mise au rancart d'un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels. Notre confrère paye surtout le fait d'avoir cité Siné Hebdo dans la revue de presse. Philippe Val, à l'époque directeur (et actionnaire) de Charlie Hebdo, lui en avait vertement et devant témoins fait le reproche. »

Le tract se conclut ainsi :

« La liberté éditoriale ne se discute pas. Les syndicats SNJ, SNJ-FO, SNJ-CGT et SUD demandent solennellement à la direction de France Inter de revenir sur cette décision inacceptable pour toute la rédaction. »


source : Rue89

Par - iris - - Publié dans : pas d'erreur possible, on est bien en france...
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Mercredi 10 juin 3 10 /06 /Juin 12:25



Les 10, 11 et 12 juillet se tiendra à *** (quelque part vers Tours mais j'ai oublié où) le festival Terres du Son. Trois jours, deux scène et une pléiade de concerts, de la dub au blues en passant par l'électro (aaaah Beat Torrent aaaaah), il y en a pour tous les goûts. Le programme complet, les tarifs, etc. sont sur le site officiel et sur facebook. Quant à moi, j'irai sans doute trainer mes sandales et mon objectif du côté de The Herbaliser, Yusek, Gentleman le vendredi, Hugh Coltman, The Rakes, Balkan Beat Box, Beat Torrent (aaaaaah Beat Torrent, aaaaaaah) le samedi, et Le Tram des Balkans (oui oui oui !), Stuck in the Sound, Caravan Palace, Beat Assaillant et Bali Murphy le dimanche.
Ah, j'en bave d'avance !


La prog' en vidéo juste là !
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Mardi 9 juin 2 09 /06 /Juin 23:24
Par - iris - - Publié dans : música
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Dimanche 7 juin 7 07 /06 /Juin 15:48
Par - iris - - Publié dans : paris
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Mercredi 3 juin 3 03 /06 /Juin 12:33



« Il était une fois un pays… » détruit par la communauté internationale et les nationalismes exacerbés. Où Emir Kusturica, l’un des rares réalisateurs ayant reçu deux palmes d’or à Cannes (pour Papa est en voyages d’affaires, en 1985, et Underground, en 1995), décide de construire un petit morceau de paradis, dans la région même où il a tourné son dernier film, La vie est un miracle, près de la petite ville de Mokra Gora, à la frontière de la République de Serbie. À une vingtaine de kilomètres de là, se situeVisegrad, ville traversée par le fleuve Vert, qui a inspiré à Ivo Andric, prix Nobel de littérature en 1961, son oeuvre magistrale le Pont sur la Drina. L’esprit de ce grand écrivain d’origine croate, né en Bosnie et ayant vécu la plus grande partie de sa vie à Belgrade, ne cesse de hanter les lieux de notre ami cinéaste. Non seulement la pâtisserie-café et le restaurant de Mecavnikgrad (le « village de la tempête de neige ») se nomment respectivement Kod Corkana (« Chez le Borgne ») et Lotika, personnages emblématiques du Pont…, mais nous pouvons y voir évoluer tout un petit monde qu’Andric n’aurait pas renié. Chez Kusturica, il ne se construit pas un pont en pierre mais un village en bois qui, par certains côtés, présente toutes les caractéristiques d’un grand oeuvre.

À l’entrée du village - qui annonce son appartenance à l’Unicef dont Emir a été ambassadeur -, Dragan, serbe de Monténégro, en construit jour et nuit avec passion la maquette exacte en petites pièces de bois. Tel Luka, le héros de la vie est un miracle, reproduisant le « huit de Sargan » dans son grenier. Passé la porte de la réception, s’offre à nous la rue principale dont le pavage est fait du bois de traverses de chemin de fer. Ici règne une philosophie, celle du naturel, du respect des bonnes choses de la campagne : une boutique face à la réception vend de la laine en écheveau, des vêtements de coton écru, des ustensiles de cuisine fabriqués spécialement et portant le nom du village, des chaussures en cuir naturel, des meubles peints tels que l’on peut en trouver dans les chambres d’hôtes et, bien sûr, des DVD des films d’Emir et des CD du No Smoking Orchestra. À côté, une petite galerie du nom d’Anika (autre hommage à Andric) propose actuellement une exposition de tableaux d’un peintre naïf de Herceg Novi au Monténégro : Vojo Stanic, dont une des oeuvres illustre la couverture de l’album Unza Unza Time.

La maison principale est celle où vivent Emir, sa famille et ses amis. Nous avons eu l’honneur d’y séjourner dans des chambres charmantes, avec meubles peints et tapis de corde. Nous discuterons finalement dans la cour de sa maison, dont la vue est ouverte vers la montagne de Bosnie, aujourd’hui lointaine.

Vers Sarajevo…

 



Comment avez-vous conçu ce projet de Mecavnikgrad, « le village de la tempête de neige » ?


Le village est une idée qui est née à la fin du tournage de mon dernier film, La vie est un miracle. J’ai été vraiment très impressionné par les paysages, par la nature de cette région, et l’idée m’est venue de regrouper des maisons dans un nouveau contexte. Un contexte qui me permette d’être capable de me défendre moi-même face à un monde d’uniformisation du tout régnant sur la planète. L’idée de base est très simple : trouver des maisons et créer une nouvelle situation en mettant toutes ces maisons ensemble. De plus, je voulais souligner le rapport entre nationalité et culture, parce que cette nation qu’est la Serbie a une culture très forte faite de symboles et de peuples. Je rejette l’idée que le sentiment de nation soit lié au nationalisme. Ce n’est absolument pas vrai parce que, pour moi, une nationalité est une culture avant tout. Dans le village, la culture se développe ainsi : le cinéma, qui a une forme d’exclusivité, une galerie d’exposition, un complexe sportif, piscine et gymnase, qui est en pleine construction, et une église. L’architecture est conçue comme dans les temps antiques, ce qui veut dire qu’il n’y a pas de plan réel. Les plans sont créés suivant un développement aléatoire. Je suis très heureux du résultat, de voir que tant de gens reçoivent le message, en venant et en ayant de nouveaux comportements. Par exemple, ils consomment des produits naturels, du jus de cerise fait sur place ou de la boza (jus de maïs au miel) à la place du Coca-Cola - que l’on ne sert pas dans les cafés du village.

La simplicité oblige les gens à des comportements clairs et nets. Ces petites maisons ne répondent pas seulement à une idée romantique. Les gens trouvent ici quelque chose de très fort, l’idée que la culture est une façon d’être. D’abord ils cherchent l, entrent dedans et se comportent en fonction de ce que l’endroit leur propose. Ils doivent comprendre ce lieu.


Vous avez un projet précis en ce qui concerne le village. Vous avez créé une salle de projection absolument parfaite pour l’image comme pour le son. Vous comptez y organiser des cours de cinéma, des stages, etc.


Oui, de temps en temps. Je voudrais faire des séminaires et présenter aux gens la vision personnelle que j’ai du cinéma. Il n’y a pas d’idées révolutionnaires à ce propos, il s’agit juste d’étudier les divers aspects du cinéma, afin de donner une chance aux gens, pas nécessairement de faire des films mais surtout d’ouvrir pour eux d’autres portes en redéfinissant le cinéma sous des angles multiples.


Vous avez proposé un thème pour le premier stage qui a lieu cet été : « L’art est (ou n’est pas) en période de transition »…


Ce thème pose la question d’une psychologie de situation en définissant l’espace et le temps et non pas la question d’une psychologie de personnes individuelles. Ce sera le travail de cette année que de comparer la structure de la musique classique et de ce qu’on nomme le cinéma classique, c’est-à-dire le cinéma avant et après la nouvelle vague, ce qui veut dire en dehors d’elle. Ce sera surtout autour du néoréalisme et du réalisme poétique français, dont le maître est Vigo.

Je pense de la même façon, quelle que soit la matière. Par exemple, je ne peux séparer le cinéma de la musique, particulièrement lorsqu’il s’agit de structures. Le cinéma touche violemment le public par son côté émotionnel parce que sa visibilité est très pragmatique. La musique est une bonne arme pour souligner la structure. Et l’architecture aussi.


Vous voulez faire ces cours vous-même ou faire appel à d’autres cinéastes, voire étrangers…


Cette année, j’assurerai les cours moi-même, mais dans l’avenir je ferai appel à quelques professeurs, aussi bien étrangers. Je veux qu’ici viennent des gens de partout. L’idée est de faire de cet endroit un lieu de rencontres aussi international que possible.


Vous avez dit que c’était aussi difficile de faire un film que de faire la guerre ou de jouer un match de foot. Cela a-t-il à voir avec Maradona ?


Maradona est un projet qui réunifie de nombreux aspects de ma propre vie. Historiquement, politiquement et plus encore. Je suis très excité à l’idée de découvrir la personnalité du meilleur joueur de football du monde. Sur beaucoup de points, il est devenu un cas unique. C’est un gars qui met fin à l’ère d’un certain football où l’individu avait sa place. Aujourd’hui, le foot est un grand business et une sorte de jeu vidéo. Maradona reste le dernier vrai joueur que je respecte.


Qu’en est-il de l’adaptation possible du Pont sur la Drina, d’Ivo Andric, pour le cinéma ?


Je ne le ferai jamais. C’est impossible… Enfin, c’est difficile, et je pense que ce n’est plus le moment de réaliser une telle oeuvre avec une telle structure. C’est trop énorme ! Il est bien possible que rien ne soit moins sûr !


Entretien réalisé par M. L, 09 septembre 2005, L'Humanité


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Mardi 2 juin 2 02 /06 /Juin 11:28
Par - iris - - Publié dans : conneries
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Lundi 1 juin 1 01 /06 /Juin 13:00

Pour éviter les contrôles, des adresses anonymes sont disponibles, au risque de cautionner des choses plus graves.

Dans une usine d'ordinateurs de San Diego (Californie) le 14 avril (Mike Blake/Reuters)

 

Une loi sur le piratage, une autre sur la cybercriminalité : en renforçant le contrôle du Web, le gouvernement a toutes les chances d'encourager les internautes à se cacher. Pour quelques euros, des services comme Ipredator et Ipodah leur proposent de devenir invisibles. Au risque de faciliter des échanges de fichiers bien plus dangereux que des films ou des chansons.

La stratégie de l'Hadopi est de repérer l'adresse IP des ordinateurs, puis d'obtenir des fournisseurs d'accès l'identité de leurs propriétaires. Petit oubli : ces réseaux privés virtuels (ou VPN, « virtual private networks ») fournissent à leurs utilisateurs des adresses IP anonymes.

Ils étaient jusqu'ici réservés aux internautes avertis. Mais en avril, le site suédois The Pirate Bay a lancé son service de VPN, Ipredator : pour 5 euros par mois, il garantit l'anonymat. Selon les créateurs, 100 000 internautes seraient déjà inscrits. De quoi donner des idées en France.

« Un marché très important »

Les créateurs de l'Ipredator français, Ipodah, tiennent à rester discrets. L'un d'entre eux, un jeune ingénieur informatique, m'explique :

« L'idée datait d'avant Hadopi. Avec Hadopi, on s'est dit qu'il y avait un marché potentiel. Et si la Loppsi passe, le marché sera très important. »

La Loppsi, la loi sur la sécurité intérieure, a relancé la polémique sur les risques d'une mise sous contrôle du Web. Elle autorise la surveillance à distance des ordinateurs grâce à des logiciels espions.

Pour éviter les poursuites, les créateurs d'Ipodah prévoient d'installer leur serveur à Amsterdam :

« Les lois protègent plus la vie privée des gens. Le gouvernement est plus permissif, les hébergeurs et les fournisseurs d'accès ne sont pas obligés de garder les logs. »

« La chaîne sera longue à remonter »

Les « logs » de connexion, c'est justement ce qui doit permettre à l'Hadopi de remonter jusqu'aux pirates. Mais c'est aussi un outil privilégié dans la lutte contre la cybercriminalité et la pédophile.

« Ce que les internautes font (avec leurs VPN) ne nous regarde pas, mais on ne veut absolument pas cautionner des choses comme ça », assure le créateur d'Ipodah. Pour autant, les enquêteurs ne pourront pas aller bien loin :

« Si la gendarmerie vient nous voir, on pourra fermer leurs VPN mais pas les identifier. Nous n'aurons que leur adresse e-mail et le paiement passera par des prestataires extérieurs, par carte bleue ou PayPal. La chaîne sera assez longue à remonter si on est aux Pays-Bas. »

Ipodah n'est encore qu'en phase de test, mais le « business plan » est prêt. Selon son créateur, la rentabilité sera atteinte avec 10 000 utilisateurs prêts à payer 5 euros par mois. La demande est là : en deux semaines, Ipodah aurait enregistré 20 000 inscriptions, et 1 500 internautes testeraient actuellement le service.

« Séparer le bon grain de l'ivraie ? Impossible »

Cette course à l'anonymat inquiète les experts. Mi-mai, Orange a fait disparaître un texte très critique publié par un des ses ingénieurs sur un blog officiel du groupe. Son titre ? « Hadopi : le danger (bien caché) ».

Le texte avait largement circulé sur le Net. Il est réapparu sur le blog d'Orange dans une version plus nuancée, et sous un titre moins affirmatif : « Hadopi : des effets indésirables ? ». L'auteur, Philippe Maltere, n'avait pas pour autant changé d'avis :

« Le bon père de famille va prendre l'habitude de chiffrer toutes ses données, même de messagerie, grâce à des logiciels toujours plus puissants et de plus en plus faciles à utiliser (…). Maintenant que toutes les communications sont cryptées, comment séparer le bon grain de l'ivraie ? Impossible. »

Le même avertissement avait été lancé dès 2006 par Bernard Benhamou, aujourd'hui chargé de la Délégation aux usages de l'Internet. Il dénonçait dans la revue Esprit la tentation d'un « hypercontrôle » du Web :

« L'un des risques lié à la criminalisation des pratiques d'échange de pair à pair serait de pousser les utilisateurs à adopter des systèmes d'échanges plus “radicaux”. »

Parmi ces systèmes « radicaux », Bernard Benhamou s'inquiète en particulier des réseaux associant le peer-to-peer et le cryptage, comme Freenet. Les internautes pourraient devenir complices malgré eux de la diffusion de fichiers dangereux :

« Les utilisateurs (…) sont contraints par la “nature” du système d'ignorer la nature des contenus placés sur leurs disques durs par les autres utilisateurs. Le développement de ce type de technologies pourrait poser des problèmes importants dans le cas où des fichiers illicites seraient présents sur les ordinateurs à l'insu de leurs propriétaires. »

Pour leurs créateurs, Ipredator et Ipodah sont simplement des réponses à des politiques de « criminalisation ». Jusque dans leurs noms. « Ipredator » ? Une référence à l'Ipred (« Intellectual Property Rights Enforcement Directive »), la directive européenne ayant servi de base à la nouvelle loi suédoise sur le téléchargement illégal.

En France, on aime aussi les jeux de mots : « Ipodah », c'est tout simplement « Hadopi » à l'envers. Le message est clair.


Source : Eco89


Par - iris - - Publié dans : pas d'erreur possible, on est bien en france...
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Jeudi 12 février 4 12 /02 /Fév 14:59




Par - iris - - Publié dans : paris
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